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La mobilisation doit s'amplifier
Cinéastes et cinéphiles, parlementaires et membres de la société civile: nous ne pouvons laisser retomber l'élan d'euphorie qui a accompagné le rejet du projet de loi création et internet par l'Assemblée Nationale le jeudi 9 avril 2009.
Alors que dans les sociétés d'auteurs, de producteurs, de réalisateurs, dans les partis politiques et même dans la majorité s'ouvrent des débats sur la pertinence du dispositif Hadopi et de
l'opportunité de voir au-delà, il faut redoubler d'intensité dans la mobilisation et profiter de la fenêtre qui s'est ouverte pour initier un débat d'idées et l'imposer à tous ceux qui jusqu'ici
se sont bornés à opposer artistes et internautes, sans jamais se poser la question d'une refonte de leur modèle économique.
Aujourd'hui plus que jamais est venu le moment de faire des propositions, de montrer que nous ne nous situons pas dans une opposition stérile, mais qu'une vrai alternative au tout-répressif est possible. Nous allons, dans les prochains jours et en partenariat avec des associations qui nous ont proposé de s'unir à nous (UFC Que choisir, La quadrature du net, ISOC...) soumettre des alternatives à l'Hadopi et la DAVDSI. Nous allons montrer qu'un changement de modèle économique est possible, réaliste et surtout viable. Nous nous poserons une question restée taboue tout au long de l'examen du projet de loi: quel est la réelle influence du piratage sur la perte de revenus de l'industrie cinématographique, et comment la compenser. Nous finirons par nous demander si, internet réduisant les intermédiaires, il serait souhaitable d'envisager une vaste réforme des droits d'auteurs et des droits voisins. Ce sera notre dernier axe de réflexion, qui sera nourrie d'interventions d'experts de la société civile et d'articles des signataires de l'appel des 13.
A tous les artistes, producteurs et acteurs qui nous lisent, je vous demande de vous joindre à nous et de signer notre lettre ouverte, qui constitue un soutien décisif pour toutes celles et ceux qui, à l'intérieur de leurs organisations représentatrices, de leur groupe politique, de la société civile, se battent pour faire bouger les lignes et changer les mentalités. Notre nombre fera la différence.
Aux spectateurs, je vous invite à diffuser l'adresse de ce blog tout autour de vous et à nous soumettre vos impressions, vos idées de mobilisation.
La loi internet et création est morte, il nous revient de s'assurer qu'elle sera enterrée et que les gesticulations de certains ne suffiront pas à la ressusciter: nous n'avons plus que quelques semaines à tenir. Si nous espérons que la sagesse de l'exécutif ne le poussera pas à représenter le projet tel quel malgré sa première réaction « à chaud », il faut se préparer à porter le débat auprès des parlementaires une nouvelle fois. Une première fois.
Juan Paulo Branco Lopez
rédacteur de l'appel des 13 du 7 avril 2009
http://pourlecinema.overblog.fr
contact:
brancojuan[at]gmail.com
0671192147
Je suis de tout coeur avec vous !
manif le 25 avril a paris
http://www.manifestation-contre-hadopi.com/
D'un autre coté, si il passe... On aura pas fini d'en entendre parler.
La petite et moyenne exploitations viennent seulement de comprendre que le lobbying pro-hadopi cachait une "arnaque" pour une grande partie des salles : la révision de la chronologie des médias...
Pensez-vous les contacter ?
2.16 milliards € à partager pour ceux qui ne savent pas s'adapter au nouveau monde ...
Et certains se débrouillent pourtant en distribuant GRATUITEMENT leur musique (licence créative common), leurs jeux, leurs logiciels etc mais on peut pas en demander tant à tous.
Bon courage dans vos démarches.
http://www.jaimelesautistes.fr/2009/04/pour-le-cinema-poursuivre-leffort-juan-paulo-branco-lopez/
- 10€ par mois, c'est une hypothèse basse - je pense qu'il est envisageable de monter un peu au dessus si les enjeux sont bien compris des internautes. De même, si la taxe est perçue par les FAI, on peut penser que certains en absorberont une partie à leur charge pour attirer leurs clients.
- le déficit de l'intermittence est de 800 millions d'euros. Si on excluait les abus (sociétés audiovisuelles, Disney...) que les différentes réformes ont plutôt encouragés, il serait moindre. La licence globale permettrait non seulement de sanctuariser l'intermittence, mais de remonter ce régime à un niveau très confortable. Et l'intermittence bénéficie à tout le milieu artistique, ne serait-ce que par le financement des techniciens.
- l'avance sur recette, une partie de l'exception culturelle française, c'est moins de 25 millions par an. La licence globale pourrait presque financer une centaine de commissions similaires! Elle pourrait étendre se mécanisme à d'autres formes de culture : musique, théâtre...
Bien utilisée, la LG pourrait être une gigantesque bouffée d'air frais dans un métier qui est devenu de plus en plus difficile...
Je pense que c'est d'ailleurs un débat fondamental sur le licence globale. La tentation va être grande de faire une répartition entre grands. Les FAI vont prétendre représenter les internautes, les majors vont prétendre représenter les artistes, et tout se monde va se bouffer le gâteau en laissant les miettes. L'autres tentation, c'est une répartition façon SACEM sur un mode pyramidal : rien pour les petits, tout pour une poignée d'artistes.
Le meilleur effet de levier serait de réserver au moins en partie le LG à un traitement social et culturel de la création : financement au besoin et à la valeur artistique du projet, et pas uniquement aux "ventes".
Un peu comme une donation à Wikipedia, ou un peu comme la pièce qu'on peut donner à l'entrée de certains musées "entrée libre".
Cela pourrait constituer des revenus complémentaires pour les artistes et les récompenser en fonction de leur succès.
La licence globale est une fausse bonne idée. Elle ne résoud pas le problème de la diversité culturelle et son financement.
L'économie d'internet est une économie d'abondance.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Longue_tra%C3%AEne
Et les circuits de P2P sont basés sur cette approche, d'où leur succès.
Si le cinéma adopte une offre payante raisonnable (sans DRM) respectant ce modèle économique, il en sortira gagnant. Les FAI, avides de contenus, doivent être des partenaires privilégiés Ils possèdent les tuyaux et la technologie pour mettre le système en place. France Telecom, notamment, a une structure internationale qui permettrait de sortir du marché français. Xavier Couture, patron des contenus et services d'Orange doit être contacté pour participer à ce débat.
Il faut arrêter de se focaliser sur le téléchargement illégal (mauvaise qualité, temps d'attente parfois longs) qui ne sera jamais une demande solvable mais plutôt se baser sur une offre très large (qui comprendra des films qui n'ont plus d'existence commerciale dans le cadre actuel).
Victor Hugo ou Gerard de Nerval sont encore publiés. Internet permet de rééditer à faible coût Jacques Feyder ou Jean Renoir qui généreront des revenus récurrents et permettront de financer les nouvelles productions.
Le cinéma français a un marché mondial potentiel énorme que ne peut pas atteindre la distribution traditionnelle.
« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l'audace »
Pour la défense du cinéma pour parodier Georges Jacques Danton
Cordialement.
Vous pensez à l'Internet des années 90? Parce qu'aujourd'hui, il y a très peu d'offres légales qui concurrencent le téléchargement illégal en terme de qualité et de rapidité... Le mp3 encodé à 128 kbs avec des clics, c'était le millénaire d'avant! Aujourd'hui, on trouve du 320kbs voire du FLAC (sans compression). On trouve même the Dark Side of the Moon en PCM quadriphonique. Et les temps d'attentes ne sont pas longs, il faut moins de temps pour télécharger un film en HD et DD 5.1 qu'il n'en faut pour le regarder. C'est la réalité du téléchargement illégal en 2009.
De même, le P2P est un formidable marché de traîne, on peut y trouver des choses épuisés en version CD, des bootlegs... Et on peut aussi trouver de nombreux sites qui vont les indexer, les critiquer, les rendre accessibles.
J'ai essayé d'aller acheter des CD à la Fnac l'an dernier, pour offrir... Impossible de les trouver. Pour certains groupes, on trouve vaguement le dernier album, à 20€ ou plus. Du coup, j'ai dû tout commander via Amazon aux USA (à 10€ le CD au passage)... J'aurais aussi pu les télécharger en qualité CD sur le P2P en quelques heures. Le P2P offre bien plus de diversité culturelle qu'un magasin de la Fnac, et de manière plus facilement accessible...
C'est tout le problème, l'offre légal n'est pas vraiment concurrentiel. Sauf chez quelques artistes, comme NiN, qui proposent de l'offre légal de meilleure qualité - notamment en montant largement au dessus de la qualité CD (enregistrements non compressés en 24 bits 96kHz). De même, aucune offre légale ne pourra jamais concurrencer l'éclectisme et la capacité de stockages de centaines de millions d'internautes.
Mais il y aura toujours une offre légale, même avec la licence globale. Mais pour moi, elle ne pourra qu'être ancré dans le monde réel : packaging, collectors, séries limitées, salles de cinéma, concerts, performances... C'est uniquement là qu'elle peut avoir une réelle valeur ajoutée.
Bonjour,
Ton post est hors-sujet.
On parle ici de cinéma, pas de musique.
Les coûts de production et les usages ne sont pas comparables.
Si on peut écouter le groupe "Indochine" plusieurs fois par jour, on ne verra pas le film "Indochine" (clin d'œil à Catherine Deneuve) plusieurs fois par an. C'est pourquoi avoir une vidéothèque personnelle est a priori absurde.
Pour le cinéma, la logique de flux s'impose.
Pourquoi stocker si le film ne "mérite" pas une deuxième vision.
De plus, pour le cinéma, la connaissance de la langue est primordiale ce qui n'est pas le cas de la musique.
Enfin, tu abondes dans mon sens quand tu dis que le P2P est un formidable marché de traîne (dont le cinéma doit s'inspirer) à la différence que le nombre d'œuvres cinématographiques de qualité technique et artistique est réduit puisque peu ont été réédités en DVD. Et certains films n'ont même pas été distribués, faute d'écrans disponibles.
Cordialement.
On ne peut dénaturer, en espérant que cela fonctionne durablement, le principe d'Internet qui est celui du décloisonement par un vecteur de diffusion alternatif dont la structure légère permet une diffusion rapide et universelle sans passer par les intermédias lourds (papier, CD, Salle de projection, DVD...) et les intermédiaires gourmands.
L'économie de la diffusion du Cinéma de Salle est aujourd'hui étouffée par des politiques de diffusion massives qui ne laissent quasiment aucune place aux productions qui n'ont pas été intégrées dans les plans marketings des grosses compagnies de diffusion et de production.
L'économie de la diffusion du cinéma est réductrice, centrée sur la recherche du profit maximum, léonine dans sa démarche. Elle produit finalement une offre de cinéma publique en salle réduite, aseptisée, standardisée. Les chaînes de diffusion de cinéma finissent par ressembler a des super production TV cablée.
A moins de courrir les salles de quartier le lundi matin à 11H00, il n'est pas évident de sortir de la programmaton officielle qui tournent autour d'une poignées de films qui recherchent à attirer le plus large publique possible. On cible toute la puissance de diffusion sur des fimls pouvant espérer des Millions d'entrées en salle et on sacrifie les autres productions qui se satisferait économiquement de moins.
Il y a, à mon sens, une immense hypocrisie à soutenir ce système qui ne soutient, lui, que sa volonté de maitriser l'économie de la diffusion (et donc de la production) du cinéma.
Internet fait peur parce qu'Internet redonne au public le droit de choisir au lieu de se faire servir une soupe fade sans espoirs de trouver quelques ingrédients un peu relevés pour donner du sens à la culture, de la saveur aux émotions, de la sincérité aux sentiments.
Comment ca se passe en norvége dans ce domaine:
http://www.kysban.fr/blog/index.php?post/2009/03/19/legislation-sur-le-telechargement-en-Norvege-modele-scandinave-HADOPI
http://www.kysban.fr/blog/index.php?post/2009/03/31/legislation-sur-le-telechargement-en-Norvege-modele-scandinave-HADOPI-2
Tout d'abord félicitations pour votre déclaration. Le manque de lucidité des artistes prêt à soutenir cette loi ne proposant à la finale rien d'autre que la mise en place d'une surveillance accrue du net et ne traitant absolument pas du droit d'auteur et de la rémunération de ce dernier est consternant, voire affligeant (cf; les déclarations de P.Obispo sur Europe 1).
Il serait donc temps que les artistes Français se décident à se démarquer enfin des positions que leur ont dictées les majors et acceptent enfin de se prendre par la main pour redéfinir leur droits. Personne ne le fera à leur place (enfin si, certains seraient ravis de le faire...).
Cependant, il est à noter qu'outre votre appel, certains autres artistes se sont prononcés individuellement contre la loi HADOPI et seraient peut être prêts à vous rejoindre afin de donner plus d'ampleur à cette contestation: je pense notamment à Paulo Coelho, Bernard Werber, Massilia Sound System, Cerrone ou, plus surprenant encore Gilbert Montagné (sisi, je vous jure).
De plus, le collectif anglais Featured Artists Coalition http://www.featuredartistscoalition.com/
regroupe plus de 150 artistes (et pas des moindres; Peter Gabriel, Robbie Williams, David Rowntree, etc.) qui se sont regroupés pour reféfinir leur rapport au téléchargement en combattant notamment les majors qui veulent criminaliser les téléchargeurs. Exactement ce que sous tend la loi HADOPI.
J'espère donc que dans les jours à venir, certains artistes daigneront, en grand garçon et grande fille qu'ils sont, monter au créneau pour aborder ce problème et enfin réfléchir par eux même afin de proposer une solution (allez, je vous aide, licence globale, taxe sur les FAI, etc.) qui les satisfasse et qui nous évite à nous, simples consommateurs, de faire les frais de leur passivité en subissant les lois que les majors ont décidées pour eux.
Merci d'avance
Ton analyse est partielle. Tout film diffusé en salle en France "alimente" globalement la production nationale par le biais de reversement d'une part des recettes vers des fonds de soutien, et le maintien du parc de salles via la TSA payée sur chaque billet. C'est un système de répartition.
L'économie de la diffusion est à la base une économie de prototype : rien ne garantit le succès, la rencontre avec le public. Les studios essaient des "recettes" pas toujours heureuses.
Le croissant déséquilibre entre les plus gros et les plus petits génére des effets "mécaniques" de succès financiers : un titre qui sort sur 900 copies avec un succès moyen est hélas plus profitable à l'ensemble de la filière, qu'un vrai film d'artistes sur moins de 10 copies...
Là où je te rejoins c'est que ce sont les majors qui empêchent de remanier certaines règles, qui pourraient être assouplies avec le passage au cinéma numérique : celles des plans de sortie avec un certain nombre de copies... Le numérique pourrait permettre de s'affranchir de cette quantité physique et redonner aux spectateurs comme aux exploitants la possibilité d'encourager d'autres films que les grosses productions...
...mais tabou, car la salle de cinéma est devenue la vitrine de vente des diffusions postérieures : un film non sorti en salles a moins de succès en dvd, ses droits se négocient plus bas auprès des chaînes de télé et autres diffuseurs.
C'est un casse-tête !
Ca fait toujours plaisir de voir qu'il reste quelques artistes qui n'ont pas un portefeuille à la place du cerveau... et qui n'ont pas le même rapport à leurs oeuvres que celui d'Harpagon avec sa cassette...
Connaissant le milieu véreux de la politique, il y a de grande malchance pour que cette loi soit adopté après le 28 avril 2009.
Que restera-t-il de la liberté, qui disparait de plus en plus ?
je suis tout à fait d'accord avec cette démarche, il est temps de revoir le modèle économique qui fait qu'aujourd'hui un Cd coûte 20 euros et un marceau téléchargeable sur le net 1 euros. Comment peut-on imaginer que des jeunes est les moyens d'avoir accès à la musique autrement qu'à travrs le téléchargement quand on pratique de tel prix? Internet permet un accès aux oeuvres à moindre coût, il serait utile de savoir quel est le coût réel d'une mise à disposition d'un titre sur le net ? 10/20 centimes d'euros (y compris les droits d'auteur et une marge raisonnable de l'ordre de 10%)? sans parler de la publicité que l'on peut associer à une diffusion sur le net.
rafa
Rafa
- comme on l'a fait remarquer plus haut, le prix du ticket de cinéma inclus une participation forfaitaire à la création - une forme de licence globale.
- les chaînes de télévision, principalement Canal+, on obligation de financer le cinéma pour un montant minimum. C'est une forme de taxation des canaux de diffusion, mécanisme voisin de la licence globale.
- quand je travaille, une partie de mes cotisations va alimenter l'intermittence (même si on pourrait beaucoup parler de la réalité du déficit). Là encore, il s'agit d'un financement forfaitaire auquel participent tous les salariés.
- une partie des impôts nationaux et locaux va subventionner la création, que l'on assiste aux spectacles ou pas.
La création française fonctionne déjà largement sur un mode forfaitaire. L'essentiel de l'exception culturelle repose même sur ce mode de financement. Les mêmes qui accusent la licence globale de tuer la diversité artistiques accusent-ils l'exception culturelle de le faire?
Mais, il est vrai, ceux qui poussent l'Hadopi en ce moment sont aussi ceux qui ont massacré le régime de l'intermittence, qui ont réduit années après années l'enveloppe des subventions, qui cherchent à instrumentaliser la création culturelle (cf. le Conseil pour la création artistique présidé par Nicolas Sarkozy ou les manoeuvres pour étouffer la MC93)... Belle leçon de défense de la culture et de respect de la diversité...
Affligeant le sens des priorités de notre gouvernement, ca laisse un arrière gout amère dans la bouche...
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/04/13/roger-karoutchi-si-le-president-avait-voulu-ma-demission-elle-lui-etait-acquise_1180032_823448.html#xtor=RSS-3208
la date du 28 avril semble se profiler ...
repousser un texte sur l'inceste pour Hadopi
J'espère que cela scandalisera beaucoup de monde.... cette idée de Mr Copé est abjecte
C'est rassurant de constater que des gens du milieu artistique prennent conscience de l'évolution de notre société et de l'importance de ce fabuleux outil qu'est Internet.
Merci !
regroupe plus de 150 artistes (et pas des moindres; Peter Gabriel, Robbie Williams, David Rowntree, etc.) qui se sont regroupés pour reféfinir leur rapport au téléchargement en combattant notamment les majors qui veulent criminaliser les téléchargeurs."
Jolie tentative de récupération , mais c'est totalement faux. La Featured Artists Coalition n'a jamais été crée par ces artistes pour combattre la "criminlisation des téléchargeurs" , mais pour exiger plus de droits auprès des majors, plus de controle sur leur oeuvres et sur les royalties, et plus de perception de droits d'auteur auprès de sites comme Youtube et cie.
D'ailleurs ni Peter Gabriel ni Radiohead (ni quasiment aucun membre de FAC) ne sont pour la gratuité de la musique. Vous pourrez retrouver plein d'interviews dans les journaux anglo-saxons pour le confirmer. Il n'y a QU'EN France que leur propos sont déformés et totalement récupérés pour justifier le piratage.
Et sinon, désolé de vous déprimer encore plus, mais regardez cet article sur Electron Libre :http://electronlibre.info/+Hadopi-ca-marcherait-en-Suede,1462+
Article qui ne sera probablement repris nul part en France, sous peine d'etre accusé de propagande gouvernementale...
Un des problèmes de la LG est de savoir qui paie quoi ? Comment la répartir entre les acteurs ? Et encore une fois c'est au niveau du cinéma que ça coinçe : personne ne veut toucher aux actuelles répartitions entre prod, distrib, exploitations (salles mais surtout télés, dvd, vod) car elles sont le moteur d'une industrie à prétention culturelle dont l'économie française aurait du mal à se passer...
...en 1984 lors de l'arrivée de Canal +, les exploitants de salles avaient menacé de faire grève, obtenant du gouvernement que la chaîne paie une taxe, gérée par la FNCF, en plus de ses obligations de production de films.
Aujourd'hui, la majorité des exploitants - sous pression de la Fédé - est pro-hadopi ! Normal : hadopi protège les interêts des plus gros : majors, producteurs/distributeurs, réseau de salles et éditeurs d'envergure internationale...
...ceux-là qu'une licence globale n'intéressent pas.
http://cinema-francais.over-blog.com/
Tu as raison sur la FAC - elle a bien pour vocation première de militer pour une meilleur rémunération des artistes et des contrats plus équitables. On est un peu dans la même problématique que ce qui avait donné lieu à la grève des scénaristes aux USA. C'est d'ailleurs un combat qui est tout à fait valable : on ne peut pas s'interroger sur la rémunération de la création sans remettre les artistes au coeur du système.
Donc, tu as bien raison, la FAC n'a pas pour vocation première de légitimer la licence globale. Par contre, la FAC s'est bien prononcé contre la criminalisation de leur public :
http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/music/news/its-not-a-crime-to-download-say-musicians-1643217.html
A titre individuel, certains membres sont même allés plus loin, avec par exemple Radiohead qui a accepté de témoigner contre la RIAA dans le procès d'un internaute :
http://torrentfreak.com/raiohead-to-testify-against-the-riaa-090404/
Certes, la FAC ne pousse pas la licence globale. Mais ils se sont clairement prononcés contre un équivalent anglais de l'Hadopi et même contre la criminalisation du simple téléchargement. Plus que la licence globale, ils semblent s'orienter vers la taxation des diffuseurs, ce qui est une autre approche valable.
http://www.pcinpact.com/actu/news/50333-liste-10000-signataires-creation-internet.htm?vc=1
A faire circuler pour mettre fin à la pression de la Ministre de la Culture quand à ses " 10 000 artistes" qui la soutienne.
Je paye mes 30€ par moi pour Internet +téléphone illimité comme la plupart d'entre nous. Première inégalité : je n'ai pas accès à la télévision ADSL de mon FAI : mon central n'est pas raccordé... mais je paye le même prix que ceux qui l'ont. Vous trouvez ça normal ? Mais bon ce n'est pas le sujet.
Je ne télécharge pas de musique, ni de film illégalement. Tout au plus j'utilise la musique en streaming sur Deezer, Jiwa ou Lastfm, ou j'en achète sur iTunes. C'est légal et je paye.
Maintenant vous me dites : ton abonnement va te couter 10€ de plus pour payer les artistes ! Ah bon. Mais je les rémunère déjà indirectement car ses sites légaux les rétribuent sur les pubs qu'ils me font avaler, ou les sous que je leur donne.
A coté de ça, j'achète des CD vierges pour y enregistrer mes photos personnelles et je paye déjà une taxe pour les artistes (dois-je me déclarer à la SACEM pour toucher ce qui me revient : c'est mon oeuvre après tout ?).
Et bien, à la sauce CSG, je les paye 2 fois si ce même CD est utilisé pour graver les morceaux que j'ai acheté sur iTunes ou autre, tout à fait légalement.
Idem, pour les DVD-RW que j'utilise pour enregistrer les films diffusés à des heures tardives à la télé (diffusion financé par la pub, la redevance ou l'abonnement à la chaine) ou mes propres films de vacances. Taxé, et hop pour les artistes. Super, Johnny bronze grâce à mes films et photos de vacances !
Avec votre L.G., je vais payer une troisième fois ces mêmes artistes : une fois sur iTunes, une fois sur l'abonement, une fois sur le CD !
Puisque vous êtes des fana du forfait, je propose de forfaitiser ou taxer pour tous et n'importe quoi !!
Pourquoi payer l'autoroute ? Taxons ! On fera payer tout le monde y compris ceux qui n'ont pas de voiture ou ne prennent jamais l'autoroute (trop vieux, trop vite, trop peur).
Les agriculteurs BIO ont du mal a s'en sortir ? Taxons ! Une taxe sur tout produit non BIO pour financer la fillière BIO et sauver notre santé et la sécu par la même occasion (le pire c'est que là c'est une bonne idée).
Il faut ajouter une taxe pour la filière des Sex shop : Internet leur fait du mal, ils ne vendent plus de cassettes ni de DVD. Pourquoi les laisser mourir eux ? Et les péripatéticiennes alors ? Pareil : taxe pour sauver ce beau métier.
En cherchant bien, je vais vous trouver pas mal de taxes à faire payer sur l'abonnement Internet.
OK, j'arrête, mais ouvrez les yeux : on paye de plus en plus de chose 2, 3 fois ou même plus et on ne s'en rend plus compte. C'est génial, elle est là la poule aux oeufs d'or. Ou, devrais je dire, la vache à lait aux mamelles insensibilisées qui se laisse traire, encore et encore s'en même s'en rendre compte.
La licence globale n'est hélas pas la meilleure des solutions : http://natsume.over-blog.com/article-30238106.html
On parle d'arnaque sur la chronologie des médias, mais il ne faut pas oublier que les salles de cinéma ont quelque chose que les salons n'ont pas (et n'auront pas avant longtemps) : la qualité sonore et visuelle.
Beaucoup de choses "autour" des oeuvres qui ne sont pas téléchargeables sur Internet.
C'est probablement là l'avenir de la rémunération des artistes.
Concernant ce rejet, la claque est magistrale pour le gouvernement et pour Jean-François Copé qui ne sait pas tenir son groupe parlementaire qui était minoritaire au moment du vote. Gros camouflet en tout cas pour Christine Albanel la ministre de la Culture.
Arnaud MOUILLARD - http://hern.over-blog.com/
Je pense sincèrement que l'on n'a pas besoin de gagner des millions d'euros pour être créatif.
Il y a une énorme disparité entre le "smicar" ou le Français très moyen qui télécharge, et les artistes,réalisateurs, producteurs ou autres qui sont plus que largement rétribués par leur travail.
Il existe une certaine indécence en sanctionnant, par une double peine de surcroit, l'internaute qui télécharge des films ou de la musique et qui gagne un petit salaire, quand de l'autre côté les artistes et personnes qui gravitent autour sont payés à coup de millions.
Mon sentiment c'est qu'internet existe et qu'il faut apprendre à vivre avec, que le projet Hadopi n'est pas la panacée, et que comme moi, les individus qui ne pourront plus télécharger iront plus au cinéma ou achèteront davantage de disques
Avant d'opter pour le tout répressif, il vaut certainement mieux explorer d'autres pistes. Il en existe certainementqui pourront contenter toutes les parties.
A titre d'exemple, il ya une trentaine d'année on disait déjà que la tv allait tuer le cinéma, et pourtant il n'est pas mort.
Il vaut mieux penser à internet en tant qu'outil de promotion, car si le film où la musique sont vraiment bons, les individus consommeront.
- CONTROLE « les sociétés de droits d’auteur (SACD, SACEM, SCAM…) subissent actuellement un contrôle public de leur politique salariale. Les salaires des dirigeants de certaines sociétés sont de nature à susciter la colère des artistes. On parle de plus de 400 000 euros par an pour certains… L’audit sera publié dans un an.
- ADOUCISSEMENT « François Fillon devrait mener une concertation entre députés et sénateurs de la majorité afin d’adoucir le texte de loi sur le piratage, rejeté à l’Assemblée après la désertion des bancs UMP. La loi, décriée par les jeunes électeurs, pourrait coûter des voix… ».
Qu'en pense nos amis les artistes?
Je suis auteur indépendant et je vends mes œuvres au format ebook sur mon site http://www.lesecondhope.fr, 1 est gratuite et le recueil est à 2.99€.
Le thème d'une de mes nouvelles est l'art, que celui-ci est ce qui nous permet de nous épanouir. Je suis contre Hadopi, car le système économique actuel empêche beaucoup trop de monde d'apprécier des œuvres littéraires, musicales, audiovisuelles et multimédia, enrichissantes.
Il y a des millions de français qui pensent comme vous.
Internet n'amène pas la répression mais un nouvau modèle économique à inventer.
Continuez.